Samedi 27 et dimanche 28 janvier 2018

Trucs à danser ©TMCA

« Même quand il ne se passe rien, il se passe quelque chose. » John Cage
Organisé par la Cie TMCA
Intervenant : Michaël Allibert 
> de 10h à 12h et de 13h30 à 16h30

« Y a pas le feu au lac ! » - Lenteur
Les stages aborderont les motifs récurrents du travail chorégraphique de Michaël Allibert : le sol, la lenteur et l’immobilité.

Ces « inquiétudes poétiques » interrogent en creux la possibilité d’un corps à contre-courant social, abandonnant la vitesse et l’agitation pour privilégier une relation plus introspective à l’environnement.  À partir d’outils chorégraphiques déployés pendant la matinée, les stagiaires articuleront ce vocabulaire commun à leur propre invention gestuelle délimitant ainsi les contours d’un espace dramaturgique simultanément intime et collectif

Ouvert conjointement aux professionnels et aux amateurs à partir de 13 ans.
Tarif : plein 70€ / réduit 50€ (demandeurs d’emploi, étudiants, minima sociaux). 
Versement arrhes de 30% exigé. Abonnement 3 stages : plein 180€ / réduit 135€.
Renseignements et inscriptions : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

Biographie

Entre Le Bal des Perdus (création 2009), Ne suis pas prostitué / Cherche à le devenir (2011), Office du Tourisme, 35.000 grammes de paillettes en fin de journée (2013), L’énième acte de son cœur (́2015), La nuit est tombée sur le royaume (́ 2016) et Étude(s) de chute(s) (2017), l’univers de TCMA-Michaël Allibert déploie des environnements sous tension.

Les corps et les espaces proposés sont soumis à des contraintes, des rapports de force ou de pouvoir exercés par un élément « supérieur » : un ordre spatial, social ou politique qui tend à inciter celui qui y est contraint (artiste et public) à prendre des décisions.

Plusieurs motifs récurrents traversent le projet chorégraphique de Michaël Allibert : un motif rythmique (la lenteur), un motif gestuel (l’immobilité) et un motif pictural (le corps nu). Ces motifs sont autant d’éléments constitutifs de propositions qui tentent de mettre en jeu des statuts poétiques/politiques dans des environnements poétiques/politiques interrogeant notre présence au monde et à l’autre.

La plasticité sculpturale de cette écriture « infra-chorégraphique » et les différents formats de représentation qu’expérimente la compagnie depuis 2009 (frontal, quadrifrontal, muséal, en immersion) tendent toujours à mettre le public dans une situation de questionnement en l’invitant à participer à une production collective d’imaginaire.

Depuis 2011, il est artiste résident au sein de L’L * Lieu de recherche et d’accompagnement à la jeune création à Bruxelles

En 2012, la SACD et le festival IN d’Avignon lui passent une commande dans le cadre des Sujets à Vif.